jeudi 4 juin 2026 - 18:03
Iran : Un article analyse la continuité de la lignée de Velayat-e Faqih de Khomeini à Khamenei

Hawzah/ Dans une tribune publiée à l’occasion de l’Aïd al-Ghadir, l’écrivain et journaliste iranien Sajjad Mirzaei a soutenu que la Révolution islamique d’Iran et la République islamique qui en est issue constituent, selon lui, la continuité du message de Ghadir et l’expression d’un projet historique de gouvernance islamique.

IRAN (A.P.Hawzah) – Dans ce texte, l’auteur affirme que l’événement de Ghadir, survenu au début de l’islam, n’a pas pu se concrétiser au cours de l’histoire, ce qui aurait conduit, selon sa lecture, à l’émergence de gouvernements injustes, puis au drame de Karbala. Il relie ensuite cette séquence historique à la théorie chiite de la wilayat al-faqih, développée par les juristes religieux pendant des décennies et, selon lui, pleinement mise en œuvre par l’ayatollah Rouhollah Khomeini, fondateur de la République islamique.

Mirzaei écrit également que le système politique iranien a été conçu comme une étape vers l’établissement d’un gouvernement islamique idéal. Il ajoute que ce processus aurait été poursuivi par l’ayatollah Ali Khamenei, qu’il présente comme le guide actuel de la Révolution, et inscrit cette continuité dans la perspective plus large des objectifs de la Révolution islamique, de l’État islamique et de la « civilisation islamique ».

L’auteur insiste par ailleurs sur la présence, en Iran, de centaines de mausolées et de sanctuaires liés aux descendants de l’imam Ali, qu’il décrit comme des éléments importants du projet de construction sociale. Il cite aussi plusieurs personnalités religieuses et politiques d’origine sayyid, parmi lesquelles Rouhollah Khomeini, Ali Khamenei, l’ancien président Ebrahim Raïssi, ainsi que plusieurs responsables religieux chiites en Iran, au Liban et en Irak, pour illustrer ce qu’il qualifie de « lignée noble » au sein du mouvement révolutionnaire.

Le texte évoque également le contexte de l’Aïd al-Ghadir de l’année 1404 du calendrier solaire iranien, célébré au début d’un conflit de douze jours marqué par la mort de plusieurs commandants et scientifiques. Malgré les attaques attribuées à l’ennemi, les cérémonies de rue n’ont pas été annulées, y compris à Téhéran, selon l’auteur.

Mirzaei souligne enfin que l’Aïd al-Ghadir de cette année coïncide avec le 37e anniversaire de la disparition de l’ayatollah Khomeini, alors que, selon son texte, la cérémonie se déroule dans un contexte de guerre imposée et sous la direction de l’ayatollah Khamenei. Il cite à ce sujet un message attribué au Guide suprême, lu au sanctuaire de l’imam Khomeini, dans lequel celui-ci rend hommage au fondateur de la République islamique et affirme que ses écrits et discours constituent une référence durable pour l’avenir du pays.

Dans ce message, l’ayatollah Khamenei est également présenté comme estimant que l’héritage de Khomeini a permis de révéler et de mobiliser les capacités du peuple iranien, tout en plaçant la République islamique aux côtés du « front de la résistance » dans la région.

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